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11 March Lettre à toi
Lettre à toi Je sais...Nous avons perdu tant d’années…Tu imagines le nombre de jours que cela fait, le nombre d’heures, de minutes…Tu te souviens, au début, comme cela semblait inoffensif : Se remettre en forme était dans l’air du temps. Tu semblais apprécier les séances d’entraînement qui visaient à te renforcer, à te revigorer. Et je crois que ma conversion au végétarisme t’a plutôt fait sourire. Combien de temps allais-je pouvoir supporter toutes les contraintes qui s’en suivraient? Mais je pense t’avoir surpris. Tu ne t’attendais assurément pas à une telle persévérance de ma part, n’est-ce-pas? Mais je devine que c’est à partir de ce moment que nos visions se sont tranquillement mises à se détériorer. Je ne demandais plus, j’exigeais! Je ne discutais plus, j’ordonnais! Quant à toi, il t’a fallu suivre cette nouvelle direction…et la suivre pour les vingt années qui s’en sont suivies (mais ça, tu ne pouvais pas le savoir, et moi non plus d’ailleurs). J’entrais dans un univers inconnu, un endroit où le poids, les décomptes des calories, les exercices forcenés et la pesée régnaient en maître et roi et où il me fallait respecter ces règles. Les kilos se sont mis à fondre, et les gens se sont mis à remarquer. Tu t’en es rendu compte assez rapidement : « Comme tu es jolie » « As-tu perdu du poids? », « Tu es pas mal bonne de ne pas lâcher » etc.… C’était clair : Finalement on me voyait! Discipline et persévérance…Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai réalisé à quel point j’en étais venue à te détester. Comment avais-je pu me laisser aller de la sorte? Qui était cette personne devant le miroir : Je ne me reconnaissais plus! Mais cela allait changer. Désormais je tenais la barre et rien ne viendrait me détourner de mes objectifs. Quant à toi, tu allais devoir fonctionner aussi selon mes propres termes. Restriction et contrôle. Mais est-ce que tu peux imaginer ce que c’est que de vivre avec le dégoût en soi, avec la haine, en sachant très bien qu’on ne peut rien y changer? Je ne te voulais pas! Et je ne t’ai jamais voulu. Ni toi, ni tes rondeurs, ni tes courbes. Je dois admettre que tu as bien suivi mes exigences. Je diminuais de jour en jour, je rapetissais comme une peau de chagrin. Ton premier geste de protestation a été d’arrêter mon cycle menstruel. Mais tu ne t’imaginais tout de même pas que cela allait changer les choses, enfin, je l’espère pour toi! La perte des règles n’était pas un problème. A vrai dire, on pouvait même y trouver certains avantages. Tu réussissais à tenir le rythme. C’était la force de la vingtaine, celle de la jeunesse. Tête haute, regard droit, oui je pouvais circuler dans les boulangeries, les pâtisseries sans ressentir quoique ce soit. Parce que j’avais le contrôle, le contrôle de moi, de mes désirs, de mes besoins. J’avais pris l’habitude d’absorber quelques 90 laxatifs par jour…enfin, pas exactement à tous les jours parce que, parfois, cela me rendait si faible que tu refusais de bouger. J’étais alors bien coincée. Et puis, il y a eu la période des « coupe-faim ». Une autre fois où tu t’es opposé. Les effets secondaires de ces médicaments étaient plutôt intenses : arythmie, excitabilité… Il y a aussi eu la découverte des vomissements provoqués. Par hasard, tout simplement par hasard. Mais je pensais bien que cela calmerait tout le monde. Ce n’était pas compliqué : ce qu’on mangeait, on ne devait pas le conserver. En échange, on pouvait manger ce qu’on voulait, et avec qui on le voulait. Personne ne remarquerait plus rien. Ça en serait terminé des regards inquisiteurs et des commentaires mille fois entendus sur la pauvreté de mon alimentation. Je perdais de plus en plus le contact avec la réalité. Les gens passaient autour de moi, et je ne les voyais presque plus. Là où je me trouvais, il n’y avait plus personne, sauf toi, toi que je voulais toujours contrôler afin que tu finisses finalement par ressembler à l’image que j’avais en tête : en ligne, tout en ligne, sans courbes. Je ne ménageais pas les efforts pour y parvenir et je réalise maintenant l’enfer dans lequel tu vivais. Je faisais presque peur aux gens, qui détournaient rapidement leur regard lorsque je sortais, par exemple, dans des endroits publics. Et moi, défiante, je circulais avec la certitude qu’il n’y avait rien, que tout était parfait et sous contrôle. J’étais une jeune femme qui pesait 75lbs mais qui était persuadée qu’elle en pesait plutôt 150 et qui trouvait tout à fait normal de vouloir perdre le surplus. J’étais celle qui te traînait dans les centres commerciaux et qui s’obstinait, lorsqu’elle désirait essayer un vêtement, à toujours demander des tailles beaucoup trop grandes parce qu’elle n’arrivait tout simplement pas à percevoir adéquatement son image corporelle. Je n’avais donc aucune idée de ce à quoi tu ressemblais. Distorsion cognitive inquiétante. Les journées ont passées, toutes semblables, avec les mêmes règles, les mêmes rituels. Ces journées sont très longues, car elles n’apportent pas grand-chose de nouveau. Mais elles me réconfortaient. Si je savais qu’aujourd’hui ne serait en fait que la simple reprise du jour précédent, je n’angoissais plus. J’étais rassurée… Les années elles-aussi passent. Et toi, tu protestais de plus en plus. Tu aurais bien voulu que j’arrête tout. Tu me laissais des tas de petits signaux : le froid (j’étais toujours frigorifiée même en plein été), l’érosion de l’émail des dents, les glandes salivaires qui enflaient suite aux vomissements provoqués, des pertes de conscience (dans les toilettes de l’université où dans celles d’un restaurant quelconque). Puis tu m’as assommée avec un grand signal : 2 jours plongée dans le coma. Tu t’es souvent demandé si cet événement m’avait fait peur : La réponse est « non ». Pourquoi? Aurait-il fallu que je le sois? Je n’avais rien ressenti, et qui plus est, je n’avais aucun souvenir de l’événement. Mais j’ai pu, l’espace fugace d’un instant, voir la peur, presque la panique dans le regard des gens autour de moi. Je n’avais plus 20 ans mais plutôt 32 . Cette route que je suivais depuis des années n’allait pas s’améliorer : Au contraire. J’avais déjà en main mon billet pour l’enfer. Mais fallait-il obligatoirement que je l’utilise? Je pouvais dire « non », je pouvais tenter d’obtenir de l’aide, je pouvais aussi décider qu’il était grand temps que je réintègre le monde réel…Mais plus que tout, il me fallait cesser de te détester, de te malmener, de me battre constamment contre toi, d’ignorer tes besoins. Il me fallait rendre les armes et tenter d’établir une sorte de trêve avec moi-même, aussi imparfaite fut-elle… Je ne sais plus maintenant quels sont mes sentiments envers toi..Je pense qu’on a peut-être fini par se découvrir une zone de confort qui permet une sorte de survie. De plus, tu es le seul véhicule que j’ai depuis ma naissance, et que j’aurai jusqu’à la toute fin…Il faudrait bien que je finisse par m’y habituer. Tant d’années à tout jamais disparues…Tant de désirs brûlés, d’amours perdus…J’aimerais bien pouvoir désormais m’endormir ...et rêver…
04 March Radio911: Emission no 2: L'enfance hyperactiveEnfance hyperactive« Maman, mon cerveau a besoin de freins! » ou les troubles de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité chez les enfants
Un peu d’histoire : Le trouble de déficit d’attention/hyperactivité est observé et étudié depuis plus de 100 ans. Ce n’est donc pas quelque chose de nouveau. Et sachez que plusieurs grands personnages de l’Histoire auraient eu ce trouble : Albert Einstein, le président Roosevelt, Churchill (et peut-être aussi un certain Sarkozy!) C’est un certain Sir Georges Still, pédiatre anglais que revient le crédit d’avoir effectué une première description clinique des déficits d’attention et de l’hyperactivité. En 1902 il a observé une vingtaines d’enfants qui présentaient des comportements dérangeants. Ces enfants adoptaient un modèle impulsif motivé par le fait qu’il y aurait une gratification immédiate sans se soucier des conséquences. Les enfants qui avaient ce genre de comportement avaient aussi des difficultés liées à l’apprentissage. De plus, on notait un déficit de ce qu’on pourrait appeler du « contrôle moral ». Il a aussi remarqué que ces enfants semblaient avoir subi des atteintes au cerveau comme des lésions, des traumatismes, des encéphalites. Au cours de ces années 1900-1925, les causes qui permettraient d’expliquer ces comportements différents seraient d’ordre physiologique, soit une atteinte au cerveau.. De 1925 à 1960, la majorité des auteurs associaient l’hyperactivité et la distractibilité à une atteinte au cerveau. Mais c’est au cours des années quarante qu’on a fait la découverte que des stimulants pouvaient agir sur le comportement et le rendement scolaire de ces enfants « hyperactifs ». Ils seraient plus calmes. Le trouble se définit mieux : faible attention et concentration, grande fluctuation dans la performance, de l’impulsivité et une incapacité à tolérer un délai de gratification, irritabilité, faible tolérance à la frustration, et tout cela se reflète dans les résultats académiques…..Commencez-vous à reconnaître votre petit bout de chou? Les dernières années ont démontré que le « trouble de déficit d’attention et de l’hyperactivité » (TDAH) est le syndrôme le plus fréquemment diagnostiqué chez les enfants d’âge scolaire et il compte parmi les mieux étudiés de tous les désordres psychologiques de l’enfant. Et les recherches se poursuivent toujours dans le domaine des neurosciences, de même que dans les sciences du comportement. Un consensus international, formé de 86 scientifiques en provenance de dix pays, experts dans les champs de la psychologie, de la psychiatrie, de la neurologie, a émis une déclaration ayant pour objectif d’informer la population sur des certitudes établies par d’abondantes preuves scientifiques. Les voici : 1- Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité est reconnu comme un problème médical réel; 2- Pour la plupart des personnes atteintes, cette dysfonction cérébrale cause des problèmes dans le développement ainsi que dans le déroulement des activités quotidiennes, tout comme dans le mode de vie, les relations personnelles, la vie familiale, le rendement scolaire, l’autonomie, la capacité de subvenir à ses propres besoins ainsi que l’adaptation à des normes sociales Il y a donc une déficience dans l’inhibition du comportement excessif et une faible capacité de concentration. La personne présente une anomalie dans sa capacité de maîtriser ses réactions et de maintenir son attention 3- On a aussi identifié un facteur neurologique, à l’aide de nouvelles techniques d’imagerie cérébrale, ce qui a permis de constater qu’en comparaison avec des personnes non atteintes par le syndrôme, certaines parties du cerveau dans la zone frontale chez les gens atteints sont de plus petite dimension et démontrent une activité électrique moindre. 4- La génétique joue un rôle dans le problème, en plus de la transmission par hérédité : on a déjà identifié certains gènes. Ainsi donc, avec toutes ces recherches qui se sont faites au travers du monde entier, on s’entends pour dire : 1- On dépiste le TDAH partout dans le monde, dans toutes les cultures, dans toutes les nationalités et dans toutes les classes sociales. 2- Le syndromes se révèle dans tous les groupes d’âge, enfants ados, adultes sans égard au quotient intellectuel 3- Ce trouble touche beaucoup plus les garçons que les filles. En fait, on devrait dire qu’on détecte un TDAH plus rapidement chez les garçons que chez les filles p.c.q. les comportements, l’impulsivité sont plus facilement observables. 4- Le TDAH se poursuit très souvent dans l’adolescence. A l’âge adulte, environ 30% des personnes ayant un TDAH vont présenter des symptômes d’inattention et d’impulsivité.
Mythes et réalité Bien des mythes persistent quand on parle du trouble de déficit de l’attention et de l’hyperactivité. Et il devient difficile de différencier ce qui est vrai de ce qui est faux. Souvent, on ne sait pas qui croire. Le meilleur moyen demeure donc une information pertinente. a) Le TDAH est un symptôme de troubles affectifs : FAUX Sans avoir nécessairement ciblé une cause unique, les chercheurs s’entendent par contre pour dire que le TDAH n’est pas dû à des dysfonctionnements familiales ou à des troubles affectifs. Par contre, il semble de plus en plus évident que les problèmes d’ordre familial (mésententes, séparations…) et économiques (pauvreté, chômage…) augmentent le risque que des problèmes comportementaux (agressivité) et émotionnels s’ajoutent à l’hyperactivité. Tout comme il est clair qu’un milieu familial affectueux et tolérant, dans lequel les parents s’intéressent de près à l,enfant, diminuera la probabilité que ces complications surviennent. b) L’enfant qui présente un TDAH est paresseux et manque de motivation : FAUX Il faut comprendre que lorsqu’on présente un TDAH, maintenir son attention sur une longue période de temps demande un effort immense. On se fatigue alors très vite et on finit souvent par abandonner au bout d’une courte période de temps. Ce n’est donc pas par manque d’efforts ou de volonté mais plutôt par manque de capacité. L’effort que l’enfant doit fournir pour maintenir son attention et pour rester concentré sans se laisser distraire est problématique. c) Le TDAH est le résultat d’une mauvaise éducation : FAUX Beaucoup de parents croient en effet que le trouble résulte d’une mauvaise éducation. Ils en arrivent à cette conclusion en se rendant compte que leur enfant ne suit pas les règles aussi facilement que les autres enfants. Or c’est faux et ne fait qu’ajouter au sentiment d’impuissance et de culpabilité que ressentent déjà les parents. Les enfants présentant un TDAH ont beaucoup de difficulté à se maîtriser. C’est un déficit important qui les empêche de respecter les règles de conduite. d) Le TDAH se résorbe à l’adolescence : FAUX Il est faux de croire que le trouble va disparaître avec l’adolescence, car en fait, environ 50% des enfants qui le présentent continuent d’en avoir les symptômes à l’âge adulte. Il est vrai, par contre, que d’autres enfants verront leurs symptômes diminuer de façon significative à l’adolescence, en particulier l’agitation. Il faut aussi mentionner que la voie scolaire choisie au secondaire peut modifier les perceptions, l’impact des symptômes pouvant être beaucoup moins important dans certains programmes. Par exemple, un jeune qui choisit un programme dans lequel le travail manuel et concret est ciblé, peut voir ses difficultés d’attention sur ses apprentissages diminuer car ce type de programme est souvent mieux adapté à ses compétences. e) Un enfant qui peut regarder la télévision ou jouer à un jeu vidéo pendant des heures sans se lasser ou se laisser distraire ne peut avoir un TDAH. FAUX La télé et les jeux vidéo sont des activités très stimulantes qui répondent justement au besoin d’action des jeunes présentant ce trouble. C’est pourquoi ils peuvent passer beaucoup de temps pour ce genre d’activités alors que pour d’autres qui sont moins stimulantes, comme les jeux de société ou le dessin, ils ne peuvent rester attentifs qu’un certain temps. f) Le TDAH est toujours accompagné de retard au niveau des apprentissages : FAUX Il est vrai que certains jeunes présentant ce trouble finissent par éprouver des difficultés d’apprentissage. Mais ces difficultés sont souvent dues au retard scolaire accumulé en raison de difficultés d’attention ou de comportement. En d’autres mots, ces enfants sont intelligents, capables d’apprendre comme les autres.
Pourquoi bouge-t-il autant? Pourquoi a-t-il l’esprit ailleurs?
« Papa, maman! C’ est pas de ma faute si j’écoute pas. C’est pas ma faute si je dérange tout le temps. C’est pas de ma faute si j’ai la bougeotte. C’est pas de ma faute, ils sont toujours sur mon dos » Et vous savez quoi? C’est vrai, ce n’est pas de sa faute mais vous constatez quand même que votre enfant : - Déborde d’énergie : une véritable tornade - Se laisse distraire, a de la difficulté à se concentrer - Récolte des résultats scolaires qui ne reflètent pas ses capacités intellectuelles - Présente certains troubles du comportement en situation de groupe (classe, récréation, équipe sportive) A besoin qu’on s’occupe continuellement de lui Ce qui est aussi vrai, c’est que ce n’est la faute de nous, parents. Mais il est certain qu’on se demande : - Pourquoi mon enfant est-il différent des autres? - Va-t-il un jour arrêter de bouger autant? - Va-t-il réussir à l’école malgré ses difficultés? - Deviendra-t-il un adulte accompli et équilibré en dépit des obstacles? - Suis-je un bon parent?
Qu’est-ce qui cause ce désordre neurologique? On a présenté un peu l’historique du TDAH plus haut. Ce qu’on sait aujourd’hui c’est que cette difficulté à conserver le contrôle de soi est causé par une anomalie située dans les mécanismes qui servent à inhiber le comportement et à soutenir l’attention. Inhiber, c’est retenir, c'est-à-dire sélectionner, ralentir, écarter ou arrêter ses mouvements, selon les priorités, les besoins ou les circonstances, parfois en une fraction de seconde. Le cerveau se compose d’environ 100 milliards de cellules nerveuses qu’on appelle « neurones », en relation les unes avec les autres par des millions de connexions. Ces cellules sont regroupées dans des zones distinctes et forment des centres de contrôle raffinés de nos diverses habilités. Dans les lobes frontaux, situés juste au dessus des yeux, derrière le front, se prennent les décisions pour tout ce qui affecte l’attention, l’utilisation de la mémoire à court terme, l’intensité des émotions et du mouvement, la planification, l’organisation et la conscience de soi. L’information circule dans le cerveau par les neurones qui communiquent entre eux en libérant des substances chimiques qu’on appelle « neurotransmetteurs ». D’abord, une cellule libère ces substances en réponse à une impulsion électrique; par la suite, ces substances, des genres de messagers chimiques, voyagent dans une synapse (qui est un mince espace entre les neurones puis sont captées par un récepteur à la surface d’un autre neurone et ainsi de suite, de telle sorte que l’influx nerveux se propage dans le cerveau. 1- Chez les personnes atteints du TDAH, il y a une imperfection dans ce processus chimique et dans l’anatomie du cerveau. Les images obtenues grâce aux technologies de pointe de l’imagerie cérébrale révèlent une activité électrique moindre et une réduction de la taille de certaines parties des lobes frontaux. 2- De plus, on a pu observer un déséquilibre chimique dans le transport de deux neurotransmetteurs : soit la dopamine et la noradrénaline, ce qui provoque un ralentissement dans la transmission de l’information. En interaction avec d’autres systèmes indispensables du cerveau, la dopamine joue un rôle-clé dans plusieurs fonctions essentielles à la survie : . La gestion de la recherche du plaisir (rire, côtoyer des êtres chers, manger de bonnes fraises) et des sensations (la faim par opposition à la satiété) . Le contrôle des mouvements du corps (coordination harmonieuse des gestes des mains) . le maintien de l’attention et de la concentration . la modération dans les résultats d’impulsivité (par exemple l’enfant jouit d’un bref instant de réflexion avant de donner un coup de poing à un camarade) . la motivation, l’apprentissage et la mémorisation Pour sa part, la noradrénaline, source d’énergie et d’intérêt sert à conserver un état de vigilance et d’alerte indispensable pour réagir à la nouveauté, à l’imprévu, au stress et à l’effort, dans les événements mineurs et majeurs de la vie. Par exemple, il faut s’adapter au fait qu’une personne s’assoit à la place qu’on a l’habitude d’occuper. Ce processus complexe, repéré par les recherches génétiques, en neuropsychologie, en pharmacologie et en neurobiologie montre que ce phénomène n’est pas déclenché par la personnalité du parent, ni par le caractère, la maturité ou la bonne volonté de l’enfant. Il s’agit d’un problème physique permanent qui, bien que ne pouvant pas se guérir, peut se maîtriser. En raison de la nature même de ce désordre, le monde médical considère l’enfant neurologiquement inattentif et hyperactif comme un jeune qui a des handicaps cachés et qui a besoin d’aide. Je trouve très important de répéter qu’il ne s’agit pas d’un manque de volonté de la part de l’enfant atteint du TDAH, et cela même lorsque ses comportements peuvent finir par nous exaspérer.
La description du TDAH Il y a 3 caractéristiques principales : 1) Une attention relâchée : l’enfant éprouve de la difficulté à soutenir la qualité de son attention et à la moduler d’une façon appropriée, du début à la fin d’une tâche ou d’une activité. Malhabile à sélectionner l’information pertinente, il se laisse captiver par tout ce qui l’entoure, par tout ce qui bouge, c’est-à-dire par autre chose que l’essentiel du moment présent. Il renvoie l’image de quelqu’un qui n’écoute pas même lorsqu’on s’adresse directement à lui. Il oublie ce qu’il a à faire et ce qu’on lui dit. Il égare souvent ses objets personnels même ceux qu’il affectionne. Le sens de la planification et de l’organisation dans ses affaires ne fait pas spontanément partie de sa nature. Toutefois, s’il est motivé par une activité intéressante, il peut réussir à se concentrer longtemps. Voici un exemple, de la façon dont un enfant ayant un TDAH peut organiser ses pensées : il se produit les trois événements suivants : un autobus passe dans la rue, devant la fenêtre de la classe, une petite fille échappe son crayon et le professeur, à l’avant, est en train de donner les consignes pour une activité à venir. L’enfant n’ayant pas de TDAH saura prioriser l’importance qu’on doit accorder aux événements en question et comprendra très bien que le plus important est d’écouter les consignes du professeur, tandis que l’enfant ayant un TDAH se laissera distraire et justement, ne saura pas mettre les événements en ordre de priorité. Autre exemple cette fois-ci relié à la gratification dans une période de temps déterminée. On promet d’accorder une récompense assez importante si l’enfant accepte de faire certaines tâches au cours de la fin de semaine. On offre aussi une seconde possibilité, soit de lui donner une récompense à chaque fois qu’une des tâches est achevée. Même si l’enfant qui a un TDAH réalise qu’il obtiendrait beaucoup plus s’il acceptait de recevoir sa récompense une fois les travaux terminés, il y a de très fortes chances qu’il choisisse la solution no2 tout simplement parce que la notion de « temps » lui échappe, et que l’attente est un sentiment qu’il ne contrôle pas. 2) De l’impulsivité verbale, motrice et sociale L’enfant parle et agit souvent avant de réfléchir. Il se dépêche de réagir sans se soucier de la qualité de son action ou de ses relations avec les gens. Il ne perçoit pas le lien entre les actes qu’il pose et leurs conséquences. Il a de la difficulté à attendre. Par exemple : En ce qui concerne l’impulsivité verbale, le jeune peut passer des commentaires irréfléchis, parfois même désobligeants à haute voix. Il coupe souvent la parole aux autres; en classe, il répond avant la fin de la question, bavarde avec son voisin de gauche et puis celui de droite, puis celui de derrière, ou en s’exprimant avec bonne humeur sur ce que son enseignante s’affaire à expliquer aux élèves. C’est pourquoi, très souvent les professeurs vont essayer de placer l’enfant hyperactif le plus loin possible des distractions potentielles, soit très souvent au premier rang, devant le bureau de l’enseignante. Il est certain que certains comportements vont, avec le temps, s’améliorer et cela dû aussi à la pression des pairs. Car même si l’enfant ayant un TDAH ne comprend peut-être pas toujours pourquoi il ne peut pas parler quand ça lui tente, le fait de voir ses camarades respecter les consignes lorsqu’ils désirent parler, peut finir par l’inciter à tenter de les imiter. En ce qui concerne l’impulsivité motrice, on constate que le jeune délaisse rapidement une activité pour une autre; il a tendance à courir des risques sans se soucier du danger il peut être brusque dans ses mouvements. Par exemple : l’enfant peut sortir du véhicule dans un grand stationnement et s’élancer vers le magasin sans regarder autour de lui et surtout, sans attendre ses parents qui le lui avaient pourtant donner la consigne de les attendre avant d’entrer dans le magasin. Quant à l’impulsivité sociale, on note que le jeune manque de sensibilité pour décoder correctement les messages en provenance d’autrui. Cela affecte ses habiletés à entrer en contact et surtout à réussir à maintenir des relations d’amitié. Trop envahissant et accaparant, ce ne sont pas tous les enfants qui sont capables de s’ajuster à de tels comportements. Notre petit enfant atteint du TDAH change donc souvent d’amis et il en sera de même tant qu’il n’arrivera pas à maîtriser ses comportements impulsifs. Et très souvent, là-aussi la pression des pairs pourra avoir un effet positif sur l’enfant et son adaptation. Là-aussi, sans nécessairement bien comprendre le pourquoi, l’enfant peut finir par réaliser que certains comportements peuvent lui causer plus de problèmes qu’autre chose. L’amélioration de ses rapports avec les autres va pouvoir servir de renforcement positif. 3) De l’hyperactivité L’enfant bouge exagérément, surtout avec ses mains, ses pieds ou sa sa bouche (paroles, ou des sons), souvent sans raison et partout où il passe (maison, école, même dans son sommeil). C’est ce qu’on appelle « l’agitation motrice. L’intensité de son expression varie selon les situations dans lesquelles il se trouve : Il s’excitera beaucoup plus lors d’une grande fête que dans sa routine. Nous allons donc nous arrêter ici pour cette semaine et je vous convie donc la semaine prochaine pour la suite de la découverte de ce qu’est un TADH et des différentes façons qui peuvent être utilisées pour faciliter tant la tâche des parents que celle des enfants.
Le contenue de l’émission, comme à l’accoutumé, sera mis en ligne au courant de la semaine au www.mcdeseve.spaces.live.com Vous pouvez aussi me faire parvenir vos commentaires, questionnements, suggestions par courriel au mcdeseve@hotmail.com A très bientôt
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