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29 March Juste comme cela...un petit aperçu de ma technique de dessinJuste comme ça...un petit aperçu de ma technique de dessin
Non, je ne prétends rien réinventer. Ce ne sont que des impressions...et de plus, photographiées avec une web cam, ce n'est le meilleurs outils, mais c'est celui que je possède...Elles se trouvent donc sur le diaporama no 36: Un petit aperçu de ma technique de dessin...Mais vos commentaires sont les bienvenus! 28 March La vie d'une anorexique: l'art de la dissimulationLa vie d'une anorexique: l'art de la dissimulation
Oui, notre vie devient un mensonge, et ce, plus particulièrement aux cours des premières années. Les réactions face à la nourriture et à tout ceux qui essaient tant bien que mal de nous contraindre à s'alimenter sont aussi beaucoup plus aggressives, rigides. Il existe un immense déni de notre part, et nous ne sommes pas très loin non plus des théories de complot: "Elle essaie de me faire manger parce qu'elle est grosse et qu'elle veut que je devienne comme elle". Voilà un exemple. Et nous devenons extrêmement suspicieuses envers ceux qui ont accès à notre assiette: "Il faut que je sache, que je vois si on a bien mis du lait écrémé au lieu du 3.25...On ne sait jamais! Et le sucre? J'ai demandé des édulcorants, on m'a peut-être trompé, on a peut-être volontairement mis du lait 3.25!". Comme tous peuvent s'en douter, cela nous fait de très longues journées. Et tranquillement, nous nous installons dans un autre monde, totalement innaccessible Tout devient régi par la nourriture, le décompte des calories, la pesée...en essayant toujours de performer à l'école, au travail.
Vivant dans l'irrationnalité, il n'est pas étonnant que certaines d'entre nous posent des actes assez dramatiques. Ma mère me racontait récemment qu'une fois, elle était venue dans ma chambre avec une assiette assez remplie..et que je l'avais accueilli avec un couteau! J'avoue ne pas me souvenir de cet événement mais il y en a tellement eu!
Je m'étais trouvé un petit emploi à la coopérative universitaire de l'UQAM qui me permettait de poursuivre mes études. A peu près au même moment, j'avais découvert les laxatifs et le sirop d'ipéca. L'un, bien évidemment ne fera pas maigrir et l'autre s'utilisait lorsqu'une personne ayant avalée une nourriture toxique ou allant dans ce sens, devait régurgiter le contenu de son estomac. Sans nécessiter une prescription en tant que tel, il fallait malgré tout demander ce produit au pharmacien. Je me souviens de la première fois où je suis risquée à en faire la réquisition au comptoir des ordonnances. Le pharmacien m'avait observée longement, demandée la raison de cet achat. Tout naturellement, j'avais répondu qu'il s'agissait de compléter notre trousse de sécurité. Et comme, je n'étais pas idiote, j'avais pris un petit panier où se retrouvaient pansements, mercurochrome, iode, bandage élastique et autre item du genre. Il m'a finalement remis le produit. Je venais de réaliser qu'il me faudrait changer ma façon d'opérer: Changer le plus souvent possible de pharmacie, tenter de trouver les toutes petites qui ne semblent pas être affiliées à de grosses chaînes afin d'éviter le repérage informatique.
Si l'utilisation des laxatifs s'est poursuivie sur plusieurs mois, celle du sirop d'ipéca s'arrêta assez rapidement. Les effets sur le rythme cardiaque étaient tout à fait désagréables. A 85 lbs, mes dosages étaient beaucoup trop élevés.
Est-ce que les gens remarquaient qu'il se passait des choses étranges avec moi? Pour certains, je dirais que oui, pour d'autres....je crois qu'on a préféré regarder ailleurs. Je n'avais pas le soutien de ma famille. Possiblement désemparée, je venais en plus la décevoir au plus haut point. Où était cette Marie qui dessinait à l'âge de 4 ans, qui avait écrit un petit roman à 8 ans, la candidate pour l'émission "Génie en Herbes"? La tâche de comprendre leur parût probablement trop difficile ce qui fit que ma mère et mes soeurs se détachèrent tout simplement du problème. On n'en parlait pas. Il est difficile ce sentiment de solitude. Et en même temps, je me répétais que si personne n'abordait le sujet, eh bien peut-être que ce n'était pas si grave après tout. Et la descente se poursuivit. Je peux aussi rajouter que l'indifférence, le silence, l'évitement ne sont pas des options, plus particulièrement pour les gens proches. Le sentiment de ne rien valoir ne faisait que s'accentuer. Et j'en suis venue à la conclusion que je n'étais qu'une ratée, donc que je pouvais bien faire ce qu'il me plaisait, personne n'y porterait attention.
Comme je le dis souvent: Chaque anorexique a sa propre histoire et c'est une erreur majeure que de généraliser le tout. Mais il y avait tout de même un certain point à souligner. Dans cette isolement du reste des gens, de nombreuses anorexiques finissent par ne porter plus aucun intérêt envers quoique ce soit. Ce ne fut pas mon cas. Je voulais continuer la restriction alimentaire et en même tant avoir des projets. Ainsi, à 24 ans, j'ai pu commencer à voyager: parcourir le Québec de fond en large, et puis les Etats-Unis (je voulais tant voir le "Kennedy Space Center" situé en Floride). J'ai visité tout ce qui pouvait être visitée dans cet état...sans jamais mettre le pied sur une plage! La nourriture? Il y avait toujours les bars à salade! La même chose pour New-York. Mais le tout se compliqua au cours de mon voyage en France. En effet, la vague des produits hypocaloriques n'y avait pas encore déferlée. Pas de boissons "légères"? Pas de bars à salade? J'ai dû me rabattre sur les petites épiceries afin de me procurer pommes de salade, céleris, carottes avec de l'eau minérale. Et dès 8hrs du matin, je me mettais en route. Je trottais, visitais tout ce qui était possible de visiter, et trottais encore. Fort heureusement je voyageais avec un ami qui, après un certain temps, savait me faire retourner à l'hôtel. Ce fut une expérience similaire avec l'Angleterre. Ainsi je dirais que la satisfaction de ces voyages se situait aux alentours de 50%, l'autre appartenant toujours à l'anorexie et tous ces casses-tête alimentaires.
Mais est-ce que cette maladie se voyait lorsqu'on me regardait? Je serais portée à dire non, puisqu'on ne m'en parlait pas alors que d'autres diraient que oui. Mais on peut faire des miracles avec l'habillement et le maquillage. Personne ne pouvait voir mes omoplates, ni ma colonne vertébrale, ni mon bassin, ni mes côtes...Comme j'étais toujours frigorifiée, je m'emitoufflais dans de grands chandails qui couvraient tout. Je pesait aux alentours des 78lbs.
Deux événements majeurs se produisirent aux cours de ces premières années d'anorexie.
1- J'ai découvert que je possédais une facilité déconcertante à me faire vomir, ce qui fut pour moi une sorte de solution face aux regards des gens. Désormais, je pouvais fréquenter les mêmes restaurants que tous, sélectionner un menu tout en sachant très bien que je ne le garderais pas. Le mensonge et la dissimulation n'en devenaient que pire. Désormais, s'installaient de nouvelles habitudes, celle entre autre de toujours repérer la salle de bain d'un établissement en espérant qu'il y aurait une toilette d'handicapés à part. Et de nouvelles certitudes: J'étais devenue inattaquable...c'est ce que je croyais!
2- J'ai découvert l'action syndicale et je m'y suis donnée à fond. Le tout a simplement commencé par une demande d'accréditation que nous, les travailleurs et les travailleuses de la coopérative de l'UQAM avions déposé en 1986. Il n'est pas évident de traverser ce processus d'accréditation. Nous n'étions pas une grosse entreprise mais la CSN n'a pas hésité une seconde à nous appuyer dans cette lutte. Après 6 semaines de grève, nous obtenions finalement notre première convention collective. Deux domaines avaient particulièrement attiré mon attention: La question de la santé et sécurité au travail ainsi que les questions de solidarité internationale.
J'ai tout d'abord suivi la session de formation afin de mieux comprendre le rôle et les responsabilités d'un officier syndical. Puis, il y eu celle sur la santé et sécurité au travail. Ce ne fut pas très long que je demandai si je pouvais devenir formatrice. Et j'ai eu ma chance! J'écrivais quelques articles à caractère plutôt juridique pour la publication bi-mensuelle de la Centrale. Je suivais colloques, ateliers, congrès. J'avais trouvé une certaine zone de confort. J'étais devenue très proche du président du Conseil central du Montréal métropolitain et je flottais littéralement sur un nuage.
(à suivre)
Voir album no 36: La vie d'une anorexique ou l'art de la dissimulation
27 March Mais "Ça" commence où? Petit guide pour les gens aux alentoursMais "Ça " commence par où? Petit guide pour les gens aux alentours
Je peux vous assurer ceci: On ne se réveille pas un matin avec l'idée en tête de devenir anorexique. Oui, il y a un facteur déclencheur, mais ce facteur n'est pas nécessairement la raison qui se cache derrière l'anorexie. Par contre, on se doit de dire une chose: Un trouble alimentaire débute toujours par une diète. C'est le point de départ qui est le même pour tous. Le désir d'entreprendre une diète, par contre, peut se présenter de mille et une façons: Commentaires désobligeants, exigence d'une certaine esthétique dans l'exercice de quelques sports, la crainte de suivre la courbe familiale si celle-ci est trop élevée ou, tout au contraire, essayer de s'y modeler si nous nous retrouvons dans un groupe où toutes les personnes sont minces...L'influence des médias? Le monde de la mode? Sincèrement, il y a des gens qui ne font pas correctement leurs tâches. Prenons l'exemple des revues féminines. Combien de fois a-t-on vu un article décrier les diktats des designers, et tenter de nous sensibiliser aux troubles de l'alimentation...alors que quelques pages plus loin, se retrouvaient justement ces créatures longilines, impeccables!
J'avais toujours été une enfant assez espiègle et joyeuse, réussissant bien à l'école. Mon père assez rigide à mon égard, ne tolérait pas les erreurs d'inadvertance, ne se préoccupait pas des rêves d'enfants, de leur monde mystérieux. Mais il tenait aux leçons de ballet. Par contre, il était un fervent des arts et culture et partagait facilement ses connaissances...enfin avec qui il pouvait. J'étais l'aînée. A 8 ans, mes autres soeurs en avaient respectivement 5 et 3. C'est donc moi qui a écouté du Duke Ellington, du Edith Piaf, du Tchaïvosky et j'en passe. Ce goût d'apprendre, c'est le plus cadeau qu'il m'ait fait.
Mais rien ne roulait vraiment bien à la maison. Je subissais pénitences sur pénitences pour des banalités. Disputes, éclats de voix, objets brisés...Des scènes de plus en plus difficiles à vivre tellement imprévisibles. Je comprenais de plus en plus que mon père avait un problème, et que ce problème avait un nom, l'alcoolisme. Ayant vingt ans de plus que ma mère, il ne devait tout de même pas s'imaginer qu'elle resterait là, sans bouger, à écouter ses colères, à subir les restrictions qu'il imposait à tous....En fait, je pense qu'il croyait que rien ne changerait.
La décision de quitter mon père fut assurément une décision extrêmement difficile pour ma mère. Mais elle savait que si rien ne se faisait, un jour peut-être, ce serait nous les enfants qui fuiraient le domicile familial. Lorsque mon père reçut la lettre d'avocat lui annonçant ce qui se préparait, j'étais avec lui, et oui!, on aurait pu croire que le ciel lui était tombé sur la tête.
En ce qui me concerne, ce fut une période très éprouvante. Garde partagée, oublions ça! Mon père manifestait des signes qu'il voulait nous avoir sous sa garde. Il m'a fallu faire un choix. Où vais-je aller? La petite Marie que j'étais avait besoin d'encadrement et de stabilité. Et malgré tout le monde merveilleux du spectacle, du livre, de la musique que m'avait apportée mon père, j'ai choisi le côté rationnel, prévisible, peu encline aux coups de têtes, de ma mère. L'artiste contre la comptable. Mon instinct avait compris. Mon instinct fut confirmé le jour où, sans aucune raison valable, je me suis précipitée vers la maison, frapper la porte à coups de pieds...pour voir s'entrouvrir la porte, pour voir un visage bleuie de partout, avec des cornées qui n'étaient plus blanches mais bel et bien rouges. Mon père, dans un geste dément, avait tenté d'étrangler ma mère et ce fut mes coups de pieds, mes cris qui l'ont fait se ressaisir. Je me souviens d'avoir montré la porte à mon père en lui disant que justement, il n'était plus digne d'avoir ce titre. J'avais 9 ans. Puis j'ai téléphoné aux policiers. Et par hasard, un ami de ma mère s'est pointé comme ça, à l'improviste. C'est à ce moment-là que je me suis mise à pleurer. J'avais barré la porte pour ne pas voir apparaître mes soeurs, et là, je n'arrivais plus à la déverrouiller!
Les années ont suivi. Et pour moi c'était comme si ma tête n'avait été qu'une ardoise où jamais rien ne s'écrivait. Nous avons été pensionnaires deux années dans deux institutions religieuses différentes pendant que ma mère poursuivait ses études en administration. A la toute fin de l'année scolaire, nous avons fait une sorte de pacte: J'aiderais ma mère et mes soeurs du mieux de mes forces et nous n'aurions plus à retourner au pensionnat. Le clan De Sève venait de se former.
C'était le renouveau. Un nouvel appartement, de beaux meubles tout neufs, quelques arbres. Des nouvelles écoles pour chacune de nous: le primaire pour mes trois petites soeurs, et le secondaire pour moi, institution dirigée par des religieuses et uniquement composée de filles. J'ai mis un an avant d'éprouver un certain sentiment d'appartenance. Je dansais, je dessinais, j'écrivais, je me sentais protégée dans notre petit chez nous avec les quatre autres filles. J'aimais enseigner des choses à mes soeurs. Je leur disais souvent que jamais personne ne les traiterait de "niaiseuse", et que plus elles en sauraient, mieux elles se porteraient. Comme je remplaçais ma mère, en quelque sorte, je m'étais donnée comme devoir de leur faire lire "Les Rois Maudits" de Maurice Druon. J'aurais voulu que ce temps dure toujours...
Puis un jour, alors que nous avions grandi et réussi à affirmer nos caractères respectifs, notre mère nous introduisit son nouveau copain. Et très vite, on s'était bien rendu compte que ça semblait être du sérieux. Effectivement ma mère m'avait bien fait comprendre que les enfants finissent par partir, mais que le conjoint, lui, reste. Lorsqu'est venu le temps du renouvellement de bail, j'ai décidé de partir en appartement et mes soeurs ont emménagé dans cette nouvelle sphère familiale. Je crois en toute honnêteté que l'apprentissage de cette nouvelle vie, cette dynamique totalement différente de ce qu'elles connaissaient, n'a sûrement pas été facile pour elles.
Et il est là le vide, qui tranquillement monte...mes soeurs sont devenues tout à fait autonomes...Qui avait désormais besoin de moi? Mon chien? Malgré tous les vaccins qu'il avait reçu, il avait attrapé un virus qui le tua en quelques jours...encore le vide...Et finalement ce commentaire, qui en tant que tel n'est pas très important mais qui a eu un impact majeur sur moi. Le conjoint de ma mère avait passé la remarque suivante: " Eh! que tu serais donc plus belle si tu avais un plus petit cul" . Et j'ai figé, d'abord à cause des mots eux-mêmes, puis est venue la signification: Si je maigris, les gens me trouveront belles, donc combleraient ce vide. Ma diète a commencé le lendemain. Et j'ai très rapidement appris à calculer les calories. Au tout début, ce fut la lune de miel, la satisfaction que je pouvais maintenir une discipline que peu de gens, dans mon entourage, avaient. Alors c'était les compliments: "Comme tu es jolie!", "Comme tu as de la volonté". Et voilà, je revivais. Je pesais initialement 125lbs et j'avais réussi à perdre 35 livres en 1 mois. Mais les gens ont fini par ne plus rire. Je maigrissais et je n'avais nullement l'intention d'arrêter. J'aimais beaucoup acheter de belles pâtisseries et regarder les gens manger. Je me sentais invincible. En réalité j'étais tout simplement devenue anorexique. J'ignorais encore ce mot jusqu'au jour où une de mes soeurs m'a lançé une édition de "L'Actualité" où on parlait un peu de la maladie car Karen Carpenter, du groupe "The Carpenter" venait de mourir, à 32 ans. Débalancement électrolytique. Chute du taux de potassium...Alors là, ce que je faisais en cachette, ces obsessions, ces fixations, tout ça avait un nom? J'étais bien heureuse de l'apprendre car ma mère me disait souvent que ça provenait de tous ces livres que je lisais et auxquels j'aurais pu m'identifier...
Ce fut un médecin généraliste qui lui parla d'anorexie et qui lui suggéra de me faire voir un psychiatre. Comme je n'avais pas 14, 16 ou 17 ans, je ne pouvais aller à Ste-Justine, où se trouvait une unité qui soigne ce genre de troubles. Ma mère refusa. Il n'était pas question que je me fasse traiter dans l'aile des psychiatrisés de l'hôpital Albert-Prévost. Elle en voyait régulièrement de ces patients et craignait qu'on ne me gave de pilules ...
Chaque anorexique a son histoire. Chaque anorexique a ses souffrances. Mais nous avons toutes commencer une simple diète. Et nous avons ressenti ce pouvoir de parvenir à se contrôler...Combien de fois aie-je entendu des gens me dire: " Je la prendrais bien pour quelques mois ta maladie, je pourrais enfin maigrir". Vous savez quoi? L'anorexie entre mais elle ne dit jamais quand elle quitte...si elle quitte. Petit message pour mes lecteurs, mes visiteurs et autre...Petit message pour mes lecteurs, mes lectrices, mes visiteurs et autre...
Comme vous avez pu vous en rendre compte, ce blogue touche beaucoup de sujets, et en fait, même s'il s'agirait là des choses que j'écrirais tout de même dans mon propre journal, la forme n'en demeure pas moins plutôt différente. Mais ces textes aussi éparpillés puissent-ils apparaître sont tous des parties de moi. Les inquiétudes, parfois même la colère, cohabitent assez bien avec cette introspection que j'applique, non pas parce que ma petite personne soit plus importante qu'une autre. Comme écrit dans un texte (Mais où est la droite américaine?): "Une vie est une vie" et nous aurons tous à y répondre un jour", mais parce que mes enfants pourront mieux comprendre leur maman.
Mais j'ai reçu récemment des demandes qui allaient dans le sens de retrouver plus de billet touchant les troubles alimentaires. S'agit-il d'une opinion partagée? Mon rêve? Que mon blogue devienne un outil de communication à deux sens: vous lecteurs et lectrices, et moi! Alors partagez vos goûts avec moi...et ce sera un merveilleux voyage.
Voir le diaporama no 34: Petit message pour mes lecteurs, mes visiteurs et autre..... "Elle", toujours "Elle"...."Elle", toujours "Elle"....
Aujourd'hui, m'est tombée sur la tête une nouvelle...une brique? Je perds mon médecin spécialiste...Bien sûr, la maison tient toujours, et les meubles sont encore en place...Mais le pèse-personne est revenu.
Car, pour une personne souffrant d'un trouble alimentaire, la pesée peut devenir une obsession: une fois, deux fois, dix fois par jour, il s'agit là d'un cercle vicieux terrible à vivre. "Pourquoi le chiffre n'est pas le même que ce matin? Ah oui! j'ai bu de l'eau...j'ai mangé une pomme...je ne suis pas allée aux toilettes....".
Lorsque suivie par un médecin, comme dans mon cas, cela signifie une pesée supplémentaire...et pleins de problèmes supplémentaires. D'abord, quelle balance est la bonne? Cette structure qui fonctionne avec des poids qu'on aligne pour atteindre l'équilibre, m'est toujours apparue comme étant assez archaïque. Et si, en plus, ils décidaient de me peser sur un autre pèse-personne, pris au hasard, dans un des nombreux bureaux de médecins?
Il faut savoir que pour moi, en particulier, la balance n'est pas juste un simple appareil qui pèse. Elle a ses caractéristiques: mécanique, avec la petite aiguille qui pointe le chiffre; pour faciliter la lecture, certaines possèdent même une sorte de loupe grossissante...Vous imaginez! Une loupe grossissante pour mieux voir un chiffre qui, allait me sauter à la gorge pour mieux me déchirer le coeur!
Et est arrivé la dernière génération de balance: L'électronique. On entre les données de base: son âge, sa grandeur, et cette petite merveille, nous dit-on, vous indiquera même votre BMI (Body Mass Index) ou comme il est de plus en plus utilisé en version française, l'IMC (L'index de Masse Corporelle). Le résultat, quant à lui, apparaît en gros chiffres rouges, et il tombe sec. Il n'existe aucune possibilité, d'aucune façon d'aller gruger quelques grammes ici ét là. J'ai décidé de m'arrêter sur cet appareil.
Et je me retrouve un jour devant ce médecin, une femme, que j'avais demandé. Pourquoi? Parce que pour une raison que j'ignore, je n'ai jamais su établir de très bons rapports avec la classe masculine en ce qui concerne le traitement de l'anorexie. Je n'arrivais pas à ressentir l'empathie, le désir de comprendre, et je trouvais extrêmement difficile d'avoir à aborder des sujets touchant l'image corporelle, voir même la sexualité....même si selon moi, ce n'est pas là que se trouvent les sources du problèmes.
Et on recommence le tous. On racconte pour la xième fois l'histoire familiale: la mère, le père dominant et exigeant, mes trois soeurs et moi. Et puis, il y a le divorce....Serait-ce là la cause? Jusqu'à ce jour, cet événement n'a fait grand vague: il ne faisait que s'ajouter à d'autres. Je pourrais poursuivre des heures entières...Donc je suis devant ce médecin qui est chargé de suivre mon évolution. En termes plus pratiques: vais-je encore tomber dans l'anorexie oui ou non.
Elle a eu l'intelligence d'éviter la pesée pour les deux et troisièmes rencontres. Mais finalement m'a annoncée que nous n'avions plus le choix: Il fallait le faire. Heureusement que je n'avais rien pris, ni eau, ni fruits...J'hésite, et puis je me mets à retirer tous mes vêtements. Règle no 1: toujours se peser le matin à jeûn, sans vêtements. Et là, je réalise que son chiffre n'est pas du tout comme le mienne! Votre antiquité me rajoute un deux livres de plus! Et ça tourne dans ma tête, ça tourne de plus en plus vite et je n'entends presque plus rien provenant de l'extérieur."Mais pourquoi se tester toujours comme ça, toi et moi...nous sommes là pour toi...Je crois que ce serait une bonne idée que d'établir des règles entre la balance toi et moi"
Je me suis arrêtée un instant, j' ai pu voir, pour quelques fragiles moments, l'absurdité de la chose. J'ai acceptée l'établissement d'un contrat. Le plus urgent était de briser cette spirale infernale. Alors j'y suis allée de plein pied. J'ai diminué les pesées quotidiennens, qui sont devenues mensuelles pour finalement ne plus répondre à aucun cadre rigide. Je suis parvenue à me peser sans qu'existent aucuns règles à respecter...
L'autre parti du contrat s'énonçait ainsi: "Lorsque comme médecin, j'éprouverai l'importance de vous peser, je vous préviendrai deux semaines à l'avance". Et nous l'avont fait. Ce fut long, très long, une sorte de jeu "Dans quoi me suis-je embarquée?"...Cela a été un grand progrès pour moi. Je venais enfin de laisser une autre personne prendre une décision pour moi...
Ce médecin, Dr. V., quitte l'hôpital pour un emploi, des défis fort possiblement plus intéressants que de qu'on peut offrir ici. Et elle a raison de le faire. Je me demande simplement qui saura la prochaine...et pour combien de temps...Que vais-je devoir réexpliquer? Comment ce fera l'apprivoisement? Avec, encore une fois, lenteur, je présume...
Un geste mais milles et une conséquences....Le pèse-personne est de nouveau à sa place....Mais je devrais peut-être me demander ce qui se cache derrière ce pèse-personne.
Voir le diaporama no 33: "Elle", encore "Elle"
22 March "Mais où se trouve la Droite américaine"Mais où se trouve la Droite américaine?
La phrase vous semble familière? "Mais où est donc Charlie", en version originale "Where is Waldo"....C'est ce que doivent se demander bon nombre d'américains en observant le nombre grandissant de dossiers remplis d'irrégularités qui se retrouvent sur le bureau du président. Bien sûr, il y a toujours l'affaire Valerie Plame, cet ex-agente de la CIA dont le nom avait publiquement été divulgée, par l'entremise de Robert Novak, journaliste, ex-employé de CNN. Il s'agit là d'un coulage irresponsable qui aurait pu mettre en jeu la vie de Mme Plame et celle de sa famille, de ses contacts. L'enquête est en cours: Lewis "Scooter" Liddy, un proche du vice-président a été reconnu coupable d'obstruction envers la justice, et les noms de Dick Cheney lui-même, ainsi que de Karl Rove, l'organisateur politique des républicains ont été nommés. Puis il y a eu ces congédiements, effectués par Alberto Gonzalèz, l'Attorney General, de huit des neufs juges fédéraux considérés "inamicaux" envers l'Administration Bush. On ne congédie pas l'incompétence mais bel et bien l'indépendance. M. Gonzalèz devra rendre certains comptes devant les tribunaux qui semblent vouloir l'accuser lui-aussi d'entrave à la justice! Rien de moins! N'oublions pas le dossier des mauvais traitement des blessés de la guerre en Irak et en Afghanistan, du "Walter Reed Army Medical Center" et autres institutions vouées aux soins des vétérants. Et cette utilisation abusive de certaines des clauses du "Patriot Act", une loi adoptée suite aux événements douloureux du 11 septembre 2001, qui autorisait entre autre l'écoute électronique, la détention préventive indéterminée...et la destitution de juges comme mentionné ci-haut.."Que reste-t-il de leurs amours? Que reste-il de leurs beaux jours?" Il semblerait qu'il ne soit pas de mise actuellement que d'avoir un grand "R" pour "Républicain" tatoué sur le coeur! "C'est la guerre en Irak" vous diront les spécialistes..."C'est en effet , "la guerre en Irak"" répondra la population en général, "Et cela nous vous le disons depuis déjà bien longtemps!"
Si on se fit aux statistiques fournies par l'édition du 26 mars 2007 du Time Magazine, on peut remarquer que la campagne de John Mc Cain ne démarre pas aussi rapidement que prévue. Dans la course à l'investiture républicaine, Mc Cain se voit accorder 24% des intentions de vote contre 43% pour l'ex-maire de New-York, Rudy Giuliani. Les républicains semblent ressentir quelques irritants face à la candidature de Mc Cain, le principal étant son soutien au maintien des troupes en Irak et son accord à l'envoi de troupes supplémentaires, se retrouvant ainsi contre les 72% d'américains s'y opposant, selon le dernier sondage Time-CNN. Mais pour la base conservatrice, Mc Cain apparaît surtout comme imprévisible. Se disant pro-vie, saurait-il nommer, le cas échéant, à la Cour suprême des juges allant dans le même sens? Personne ne semble aimer l'incertitude. Pourtant, en ces temps tourmentés, l'incertitude est belle et bien présente.
Les événements du 11 septembre 2001 avaient créé dans le monde entier une onde de sympathie envers le peuple américain et son président. Ce dernier avait bénéficié d'un taux d'approbation quasi total de la part de tous. L'invasion en Afghanistan avait reçu le tampon d'approbation des membres de l'ONU...Pourquoi avoir tout saborder dans une intervention unilatérale, plus que discutable en Irak. Certes Saddam Hussein était un dictateur et un criminel de guerre. Mais ce n'était pas un protecteur de terroristes. Et il n'avait aucun lien avec Al Quaïda. Si le pays se portait mal sous la direction de leur Raïs, que peut-on en dire aujourd'hui, sous la gouverne de Maliki? Ce n'est pas une insurrection, une rébellion à laquelle nous assistons, mais bel et bien à une guerre civile extrêmement coûteuse en terme de vie humaine. Nous somme là, impuissants, à regarder se faire détruire villes, villages, rues, maisons, infrastructures sanitaires, et autre, à voir mourir ces hommes, femmes et enfants irakiens qui n'ont jamais rien demander d'autre que de pouvoir vivre avec une certaine décence. La vie d'un irakien vaudrait-elle moins que celle d'un européen, d'un canadien, d'un américain? Il semblerait que oui, mais c'est faux! Une vie est une vie, et un jour, d'une façon où d'une autre, nous aurons tous à répondre de cela.
Plus jeune, je me disais souvent qu'il était bon de savoir qu'existaient autour de nous des gens qui pourraient pleurer pour nous. Cela me donnait un sentiment de posséder une certaine importance. Aujourd'hui, je pleure pour l'Irak. Mais je sais que toutes mes larmes ne pourront jamais réparer le mal que tous ces gens ont déjà subi et subiront encore...Que faire...Que faire...S'IL- VOUS- PLAIT, DITES LE NOUS!
voir le diaporama no 33: Mais où se trouve la droite américaine 16 March Fleur de crystale: À la Recherche de l'AbsoluFleur de crystale: À la Recherche de l'Absolu
C'est par hasard, simplement par hasard, que le sujet du sado-masochisme est atterri devant mon clavier. Ce n'est pas vraiment le genre de sujet que je traite depuis juillet 2006. Je n'avais tout d'abord pas songé un seul instant à ce phénomène. De plus, qu'aurais-je pu en dire, sinon de reconnaître qu'il s'agit là d'une façon différente de vivre sa sexualité.
Le BDSM (bondage sado-maso) évoque évidemment aussi ces films xxx, où se retrouvent attachées, de jeunes femmes, mains relevés derrière, incapables de bouger, de ce cuir hyper lustré, le regard souvent bandé, la bouche muselée. Pour plusieurs, il s'agit d'un certain jeu.
Le jeu peut s'intensifier selon les demandes faites entres adultes consentants. Les punitions peuvent devenir plus intenses, les coups de cravaches plus nombreux, les ecchymoses plus visibles. Tant que le tout demeure dans le domaine du privé, il n'y a peu, ou rien à dire. Si pour quelques raisons que ce soient, les autorités en viennent à soupçonner qu'il y a échange d'argent pour l'obtention de ce service, alors là, on considèrera qu'il y a atteinte à l'article 210 de la partie VII du Code criminel canadien* en ce qui touche la création et l'opération de maisons dites "de désordre". Et il y aurait fort probablement une opération policière visant la fermeture de ces établissements.
Mais une de mes amies avait accepté de me laisser pénéter dans son monde à elle, si différent. Son entrée dans ce monde fut extrêmement rapide mais elle y entrait avec sa façon très particulière de voir les choses, de les assimiler .
" j'avais longuement rêvé de soumission, d'une relation inégale où je remettrais les clés du pouvoir à un Homme, où je baisserais la tête et suivrais Ses pas, une relation qui défiait toute logique, une relation que je croyais que fantasme.
Et puis en deux jours tout s'est bousculé, non seulement avais-je trouvé Cette personne qui ferait de ma vie un souffle d'amour, mais aussi Ce Maître qui allait devenir un phare, un guide, un père, un tuteur, un confident. Expliquer la certitude que c'était le bon est sans doute futile, ces choses là ne s'expliquent pas, ces choses là se vivent. je savais que j'avais trouvé mon âme soeur, seulement mon âme soeur n'avait rien des âmes soeurs conventionnelles, la mienne était beaucoup plus supérieure à ce que je pouvais être, Cette âme soeur venait prendre le contrôle de mes mains, me soulageant du poids que laissait ma vie de femme." écrit-elle au sujet de cette relation débutante. Ma petite "Fleur de crystale" n'aimait pas les décisions. Pour chaque choix à faire, se trouvait un nombre incommensurables de possibilités autres, existantes, qui auraient aussi bien pu faire l'affaire. Comment alors se sentir en hamonie avec un choix qui en excluait tant d'autres. Remettre ce pouvoir dans les mains d'une autre personne pouvait s'expliquer. Mais cette personne ne pouvait être un individu quelconque. Il se devait d'offrir quelque chose de différent. "j'ai accepté de donner le contrôle, on ne me l'a pas ravi. j'ai accepté de me plier, d'obéir, de servir. j'ai accepté que parfois selon Ses envies j'aurais mal et j'ai accepté de Lui offrir ma douleur et mon obéissance en offrande. Ces mots sont ceux d'une âme qui vise l'absolu, qui n'accepte pas les compromis mesquins qu'on se croit obligé de faire. Ma Fleur de crystale me faisait penser à ces religieuses, qui se tournaient vers Dieu, ou le fils de Dieu, en offrant tout ce qu'elles avaient. Comme Catherine de Sienne. En d'autres circonstances, ma Fleur de crystale aurait pu vivre cloîtrée offrant sa pureté, sa dureté, à l'Être suprême. Mais nous vivons en d'autres temps. La recherche de l'absolu, de la perfection nous ont emmené à nous rencontrer à l'hôpital Douglas, à l'unité des troubles alimentaires (Eating Disorders Unit). Oui, Fleur de crystale et moi avions la même maladie, soit l'anorexie. Ne vous fiez pas à ce qui se lit dans les journaux populaires. L'anorexie n'est pas une simple tentative de ressembler à ces top models que nous présentent les magazines. Il n'y a rien de "glamour" à être anorexique, aucun humour à faire sur ce désordre. L'anorexie est intransigeante, elle est demandante et chaque journée est un combat. Je le sais car je le vis. Fleur de crystale et moi avons peur de manger, avont peur de déplaire, avont peur de ne pas être à la hauteur . Et nous nous mettons des objectifs si élevés que la chute, si prévisible pourtant, ne fait que nous blesser, nous culpabiliser. L'anorexie exige l'absolu, n'accepte pas le partage. " Peut-être l'erreur est-elle humaine, peut-être même est-elle souhaitable. Peut-être que grâce à elle il nous est possible de grandir, d'apprendre, de comprendre, mais il n'en demeure pas moins qu'elle demeure une expérience désagréable, une expérience psychologiquement douloureuse, une expérience dont le seul souvenir me fait frémir. Ainsi le Maître prend en charge l'Anorexie. Et c'est finalement le combat que vit ma Fleur de crystale. L'abandon de tout, les coups et mortifications, Fleur de crystale ne veut que vivre! Voir album no 31: Fleur de crystale: A la recherche de l'Absolu
* PARTIE VII : MAISONS DE DÉSORDRE, JEUX ET PARIS
Maisons de débauche
07 March Destitution: La conclusion aux années Bush?Destitution: La conclusion aux années Bush?
Avoir monté si haut...pour tomber si bas...La phrase pourrait s'appliquer à deux hommes: Georges W. Bush et Dick Cheney.
Les tuiles ne cessent de s'abattre sur le président américain. Alors que l'électorat n'entretient plus aucune illusion sur les agissements de son commandant en chef, on se demande ce qui peut se produire de pire. Je mentionnais, dans un précédent billet, qu'un haut-placé, dans l'administration Bush venait d'être reconnu coupable d'avoir laisser couler certaines informations pouvant affecter la vie de certaine personne, dans ce cas-ci, le nom de Valerie Plame, une agente de la CIA. Non seulement la sécurité de cette femme pouvait être en jeu, mais la divulgation de son nom contrevenait aux principes mêmes de la CIA. Très près de la présidence, Lewis "Scooter" Libby avait des liens extrêmement étroits avec Dick Cheney, le vice-président.
Dans le cadre d'une enquête qui visait à déterminer les éléments ayant mené à l'intervention militaire en Irak, Lewis Libby avait été reconnu coupable de faux témoignages et d'obstruction envers l'enquête en question. Nous savons tous maintenant que Saddam Hussein ne possédait aucune arme de destruction massive, qu'il n'entretenait aucun lien avec le réseau d'Al Quaïda.
La procédure judiciaire avait débuté en décembre 2003. Il s'agissait d'expliquer les fuites dans les médias, qui avaient mené à l'identification de Valerie Plame comme étant au service de la CIA. Ce qu'on sait, à ce jour, est que Madame Plame était la femme de l'ancien ambassadeur en Irak, Joseph Wilson, et que ce dernier avait mis en doute, par le biais du New-York Times en juillet 2003, les motifs réels justifiant une intervention en Irak.
Nous sommes en 2007 et l'Irak est devenue une industrie de la mort: Sunnites contre Chi'ites, musulmans contre les forces américaines, une véritable poudrière où personne ne sait comment terminer cette guerre suicidaire. Plus personne ne croit à la méthode "Bush", à l'action préventive...Au cours de cette enquête, des noms ont surgi: Dick Cheney, Karl Rowe, Donald Rumsfield...La table serait prête pour l'enclenchement d'une procédure de destitution du président (empeachment) ou de son vice-président. De plus en plus d'américains constatent avec stupéfaction l'influence que ces hommes ont pu avoir sur la politique internationale menée par l'administration Bush. Dick Cheney, représentant la ligne dure face à des pays comme l'Iran, la Syrie, l'Irak, se sert assurément de toute son influence auprès du président pour le maintien de cette direction. Au yeux de tous, cet homme plutôt calme, peu enclin aux lumières des caméras, possède cet espèce d'aura de dureté, de confiance en ses jugements. Toute direction nécessite au moins un individu sachant garder l'ordre et la discipline face aux objectifs de l'Etat. Ce rôle de policier, nul ne doute que Dick Cheney peut fort bien s'en acquitter. Il n'y a que très peu de voix qui se rendent directement au président...deux ou trois, tout au plus...Celle de Cheney en fait assurément partie.
Sachant très bien qu'un seul état ne peut modifier le cours des choses, le Vermont a, malgré tout, effectué sa propre destitution du président américain.
Pour un Georges W Bush qui ne perçoit la réalité qu'en noir ou blanc, tout ce brassage médiatique n'occulte en rien la légitimité de son action en Irak. La population se prononcera officiellement en novembre 2009. Et l'Histoire en jugera pour des siècles à venir..
Voir diaporama no 31: Destitution où la conclusion des années Bush
Ouvrez les placards et que les caméras tournent!Ouvrez les placards et que les caméras tournent!
Encore plusieurs mois avant le grand jour. Il n'aura pas fallu longtemps pour que certaines révélations, suspisions sur les principaux candidats à la Maison-Blanche ne surgissent. Bill Clinton accompagnant sa femme au cours d'une apparition publique en Alabama: cela voudrait-il dire qu'un vote pour Hillary est en fait, un vote caché pour Bill? La possibilité d'un troisième mandat dans l'ombre? Où alors, une éminence grise nommé "William Clinton"? Pourtant, si une certaine Madame McAin ou Obama se doit presque d'accompagner son mari lors d'événements publics, pourquoi en serait-il autrement pour le couple Clinton?
Alors entendrons-nous parler de Monica Lewinsky? De la tentative de destitution du président américain en 1998? Ce ne serait ni opportun, ni politiquement gagnant, car cela ne ferait que nous rappeller l'absurdité de cette mesure d'"impeachment" surtout si nous la comparons avec les gestes hautement plus répréhensibles (et non réprimandés) posés par son successeur, Georges W. Bush. Il n'y a plus personne pour désormais douter que le Président a délibérément menti sur la présumée possession d'armements chimiques et biologiques par l'Irak.
Et que Saddam Hussein n'a jamais eu de contacts sérieux avec Al Quaïda, ce qui fait de la guerre en Irak, de cette invasion dite "préventive" un acte illégal en terme du droit international. Voilà des raisons qui justifieraient l'enclenchement de mesures destitutoires face au président actuel.
Et la culpabilité de Gordon Liddy, désormais reconnue par la cour n'ajoute rien au portrait des Républicains. Pour faire une histoire courte, Liddy est cet homme qui a délibérément laissé couler le nom de Valerie Plame comme étant une agente de la CIA, aux médias. Il s'agit là d'un crime majeur qui impliquerait aussi le vice-président, Dick Cheney.
Mais, suite à leur victoire au Sénat et à la chambres des représentants, les Démocrates ont mis le bémol sur une telle option, préférant peut-être faire là un geste de conciliation avec les Républicains encore en poste. Vous comprendrez très certainement que je ne partage pas cette décision. Peut-être aie-je encore trop en mémoire l'assiduité quasi-maniaque du conseiller spécial du Département de la justice, Kenneth Starr, s'affairant à la préparation des auditions qui décideraient du sort de Bill Clinton, ou les confidences larmoyantes de Linda Tripp, l'amie de Monica Lewinsky, ayant enregistré à son insu, des heures de conversation avec la jeune femme, ou de toute ces autres sorties publiques de gens qui ne semblaient que rechercher leur "quinze minutes de gloire"... je ne sais pas.
Pour l'instant, pas grand chose n'a été dit ou écrit sur John Edward et Barack Obama. On peut noter qu'Obama fut le seul candidat s'étant, dès le début, opposé à l'intervention en Irak, le 6 mars 2003 Mais la campagne est jeune. Et qui cherche trouve!
Chez les Républicains, les premiers coups semblent apparaître du côté de Rudy Giuliani, actuellement au sommet de sa popularité, tous partis confondus, ce qui n'est pas à minimiser.
Ancien maire de New-York, les habitants de cette ville se souviennent très bien de ses positions sur la criminalité, l'itinérance. Les rues de la Grosse Pomme ne sont-elles pas devenues propres et dégagées sous sa gouverne? On se demande toujours ce qu'on a fait de ces itinérants...
Certaines personnes aimeraient bien entendre parler d'autre chose que du comportement héroïque de Giuliani ce 11 septembre...Qu'en est-il du racisme? De l'économie? Mais quand votre popularité repose sur ces images imprimées dans la tête de tous: Soit celles d'un homme qui tentait d'accélérer les évacuations, avec cette poussière blanche, collante qui s'agrippait à ses vêtements, ses cheveux, ses cils, son visage...non, ces images ne s'effaceront pas de sitôt. Alors on comprends que la campagne de Rudy Giuliani aura ses ancrages sur cette journée qui a changé le monde à tout jamais.
Le soleil brille pour Rudy Giuliani. On note, par contre, dans les médias américains les commentaires de son fils, Andrew, âgé de 21 ans qui se dissocie de la campagne de son père. Les raisons sont plutôt nébuleuses, d'ordre familiale. Une troisième union pour Giuliani père . Doit-on y porter attention? Les américains nous surprennent toujours...
Nous ne sommes qu'en début de campagne....Attendons maintenant la suite....
Voir le diaporama no 30: Ouvrez les placards et laissez les caméras rouler
02 March RéflexionsRéflexions
Nous voici en pleine campagne électorale provinciale...Que dire? Cinq candidats, mais nous n'entendrons parler que de trois, ce qui est dommage. Les enjeux? Nous les connaissons tous. Et ils sont de taille: Education, santé...Mais je la sens cynique cette campagne, avec ces petits coups bas ici et là, et ces odeurs du passée...Le language est direct, parfois trop même...Les propos, sur certaines chaînes de radio, sont à la limite du supportable: orientation sexuelle :"les gars du textile, icitte, vont pas voter pour un parti qui a pour chef une tapette", consommation de cocaïne...
Et les candidats: Pour chacun des partis, la pression est énorme. La première question à ce poser est bel et bien de savoir si vous avez un candidat. Qui est-il ce candidat, on se l'imagine, on se le forme, on finit par lui trouver un visage, des réalisations, une vie, quoi!. Il sera donc celui qui saura le mieux représenter les intérêts des gens de la région. Et comme les partis, en général, détestent les courses à l'investiture de comtés, on négociera, on tergiversera afin de les éviter.
Mais que dire du parachutage de candidats "vedettes", dans des circonscriptions où se trouvent déjà des aspirants au poste? Généralement, le procédé fonctionne...Malgré les frustrations de certains, le nouvel arrivé sera bien accepté. Ne faut-il pas agir pour le mieux? Visible et "ministrable", les citoyens, quant à eux, verront dans cette candidature, la chance d'une meilleure représentativité de leur circonscription à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des communes.
Que dire de ce cynisme qui entoure la politique, de ce vent froid qui encercle les gens? À force de tout se faire promettre et de ne peu, ou pas, recevoir, on finit par se lasser...et les campagnes deviennent grises, mornes... et glaciales...
L'Equipe de Rêve n'affiche pas de pancartes où tous ont la même posture...L'Equipe de Rêve n'attend pas qu'un autre palier de gouvernement dépose son budget avant de déposer ses propres proposititions, l'Equipe de Rêve ne fait rien de tout cela...tout simplement parce qu'en fait, l'Equipe de Rêve n'existe pas!
Cette campagne sera couverte à la seconde près, croyez-moi, avec les meilleurs équipes de journalistes de nos quotidiens. Internet sera analysé, et les blogueurs que nous sommes, auront peut être la chance de faire valoir leur point de vue...
Ma prédiction: Gouvernement libéral minoritaire. Mais à ce stade-ci, ça ne veut pas dire grand'chose. Nous verrons.
Mon petit conseil: Méfiez-vous des chiffres: Qu'ils proviennent de budgets hypothétiques, ou de sondages, on peut, fort malheureusement, leur faire dire ce qu'on veut!
Mon regret: Pourquoi ne pas avoir laisser les candidats de Québec-Solidaire s'exprimer au grand débat des chefs? Vous pouvez toujours signer la pétition demandant leur participation:
Mon choix personnel: Un gouvernement péquiste. Les Libéraux n'ont aucunement livré la marchandise...et Mario Dumont, eh bien il vole avec le vent...
Entre temps, je rassemble mes effets personnels pour tenter de couvrir une autre campagne, soit celle des présidentielles américaines. Complexes, enjeux majeurs, héritage pitoyable pour les suivants...Une période historique. Et je veux y faire partie!
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Simple petit commentaire: Si vous voulez voir vos champs d'intérêts faire partie de ce site , n'hésitez pas: contactez-moi: mcdeseve@hotmail.com. Une collaboration plus qu'intéressante pourrait s'en suivre.
Voir diaporama no 29: Réflexions
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